Ici ou ailleurs

Ici ou ailleursQuand verrons nous enfin ce lointain rivage ?
Celui des jolis contes d’antan,
Dont nous ne rêvions, hélas, pas d’avantage
Quand nous étions petits enfants.

Affrontant mille dangers dans les forêts sauvages,
Et traversant les océans,
Le chevalier enfin arrivait au bout de son voyage
Au pied du redoutable volcan.

Là haut, le château préparait un mariage,
Une grandiose fête pour son tyran,
En un éclair l’épée mit fin au dur servage
Et chassa le roi de céans

Le chevalier passa les vains enfantillages,
Survolant les remerciements,
Son objectif était un haut donjon sans âge
Qu’il espérait depuis longtemps

Tiens ? Pas de dragon pour empêcher le passage ?
Flotte ici un air bienveillant…
Et le chevalier découvre au dernier étage,
Paisible, radieux, un corps dormant.

Voyez-le se penchant sur son doux visage,
Impassible depuis mille ans,
Voyez-la éveillée par un baiser bien sage,
Une Belle et son Prince Charmant

Aujourd’hui, il n’est plus question de tels périls,
Moins de larmes, moins de sang,
Mais la longue quête n’en est pas moins pénible :
Autant de sueur d’avant

Ici ou ailleurs, peu importe le rivage,
Celui que l’on espère tant,
Car c’est tout au bout de ce fort long voyage
Que notre Belle nous attend

Quand verrons nous enfin ce lointain rivage ?

Celui des jolis contes d’antant,

Dont nous ne révions, hélas, pas d’avantage

Quand nous étions petits enfants.

Affrontant mille dangers dans les forêts sauvages,

Et traversant les océans,

Le chevalier enfin arrivait au bout de son voayge

Au pied du redoutable volcan.

Là haut, le chateau préparait un mariage,

Une grandiose fête pour son tyran,

En un éclair l’épée mit fin au dur servage

Et chassa le roi de céan

Le chevalier passa les vains enfantillages,

Survolant les remerciements,

Son objectif était un haut donjon sans âge

Qu’il espérait depuis longtemps

Tiens ? Pas de dragon pour empêcher le passage ?

Flotte ici un air bienveillant…

Et le chevalier découvre au dernier étage,

Paisible, raideux, un corps dormant.

Voyez-le se penchant sur son doux visage,

Impassible depuis mille ans,

Voyez-la éveillée par un baiser bien sage,

Une Belle et son Prince Charmant

Aujourd’hui, il n’est plus question de tels périles,

Moins de larmes, moins de sang,

Mais la longue quête n’en est pas moins pénible :

Autant de sueur d’avant

Ici ou ailleurs, peu importe le rivage,

Celui que l’on espère tant,

Car c’est tout au bout de ce fort long voyage

Que notre Belle nous attend

Laisser un commentaire